Centrafrique
 
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Centrafrique
  • Population : 4 millions (2006)
  • Superficie : 622 984 km2
  • Monnaie : Franc CFA (1 euro = 655 FCFA)
  • Langues officielles : Français, Sango
  • Capitale : Bangui
  • Principales villes : Bimbo, Bouar, Berbérati, Bossangoa, Bambari, M'Baiki, Birao
  • Président : François Bozizé (général)
  • Premier ministre : Faustin Touadéra (depuis le 22 janvier 2008)
  • Parti au pouvoir : une coalition de partis qui soutiennent Bozizé, dénommée Kwa Na Kwa (KNK, qui veut dire "Le Travail rien que le Travail". 

La Centrafrique en deux ou trois mots ?
Gros malheur , gros malheur, gros malheur, Par hasard …
Gros malheurs

papa-bokElle en a eu des gros malheurs, la Centrafrique, et pas des moindres !
Six présidents depuis l'indépendance en 1960, et pas n'importe lesquels. Si l'adage qui veut que les peuples ont les dirigeants qu'ils méritent, qu'ont donc fait aux Dieux les Centrafricains pour avoir de tels "chefs" ?
Trois militaires, dont un particulièrement fêlé. Deux civils, dont un particulièrement "étrange". Et un brave curé, qui n'est resté au pouvoir que quatre petits mois.
D’abord, tout juste avant son indépendance. Son « premier président » (en fait premier « Premier ministre » de la République centrafricaine, proclamée comme telle mais pas encore indépendante, le 1er décembre 1958), ne sera au pouvoir que quatre mois. Du 1er décembre 1958 au 29 mars 1959, jour où il est mort dans un accident d’avion des plus étranges. Pas de chance.
Pour lui d’abord, Barthélemy Boganda, et pour les Centrafricains ensuite, qui vont se payer pendant des années et jusqu’à nos jours des « présidents » tous plus « décalés » les uns que les autres.
Barthélemy Boganda, c’était le bon gars, ordonné prêtre en 1938, très vite député à l’Assemblée nationale française, mais trop enclin sans doute pour la France de l’époque aux idées panafricanistes. Il crée le Mouvement pour l'Evolution Sociale en Afrique Noire (MESAN) en 1948 en caressant le rêve d’un regroupement des anciennes colonies dans de grands ensembles politiques, une ambition inacceptable pour la métropole, dans l’optique de la période post-coloniale. Son idéal ? Une vaste République englobant le Cameroun et la République centrafricaine, prémices des Etats-Unis d’Afrique latine qui auraient aussi englobé les anciennes colonies belges et portugaises voisines. Un fou, très certainement, aux yeux de gens comme Jacques Foccart, le tout puissant conseiller de De Gaule aux affaires africaines à l’époque.Donc, Barthélemy Boganda, on en parle plus. Il est mort.
Premier malheur. Son poulain, héritier de ses idées, le professeur Abel Goumba, n’assurera l’intérim de la présidence du gouvernement que pendant un petit mois. Entre temps, la France met en scène un cousin de Boganda, David Dacko, beaucoup plus « docile » et francophile que Goumba. C’est ce brave Dacko, jeune - il a à peine trente ans - qui est donc élu 5 mai  1959 Président et qui reçoit des mains du représentant de la France, André Malraux, le 13 août 1960, jour de la proclamation officielle de l'Indépendance, les clefs du nouvel Etat et du pouvoir.
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Par hasard

danseusesLa naissance de l'actuelle RCA ne s'est pas faite sans douleur. Ce pays a connu des moments tragiques et sans doute lourds de conséquences jusqu'à aujourd'hui. Tous les historiens qui se sont penchés sur sa genèse se font un plaisir de noter qu'il s'en est fallu d'un rien pour que la Centrafrique n'existât jamais. Du néant à l'Empire, I'histoire a de bien étranges raccourcis.
L'actuelle RCA et ses 623 000 km2 ne sont, comme bon nombre d'autres pays africains, que l'aboutissement des secousses de l'histoire coloniale.
Pendant longtemps, les missions exploratrices et autres expéditions «civilisatrices» ne s'étaient guère aventurées dans cette portion de territoire comprise entre la rive droite de l'Oubangui au sud et le Chari au nord, une terre soumise aux razzias des sultans esclavagistes.
Ce n'est qu'en 1889 que le Français Michel Dolisie, remontant du Congo, y fonda Bangui. La partie orientale de cette large bande de forêt tropicale resta longtemps en proie aux accaparements saccadés du roi belge Léopold II, qui rêvait déjà, lui aussi, de la création d'un empire dans la région, allant du Nil au Congo.
La prise en main de la région de Bangui par Paul Crampel, ancien secrétaire de Brazza, consacra véritablement le début de l'intérêt de la France pour cette zone qui fut l'objet de quelques expéditions, dont le but était d'ouvrir des voies d'accès vers le Soudan, le Tchad, ou de relier l'Atlantique par le Cameroun.
Ces missions n'aboutirent bien souvent qu'après une sévère <pacification» des populations locales. Les lirnites du territoire centrafricain fluctuèrent ainsi au gré des rivalités entre les puissances coloniales, la France, l'Angleterre, la Belgique et l'Allemagne.
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voyage

Le Centrafrique est en proie à une insécurité récurente.
Des bandes de hors-la-loi y sévissent dans le Nord, aux frontières du Cameroun, du Tchad et du Soudan.
Ces bandits de grands chemin sont dénommés les Zaraguinas.
La sécurité est à peu près revenue à Bangui, mais il circule tant d'armes dans le pays que les "bavures" ne sont pas rares.
Dans la nuit 7 avril 2008, cinq personnes ont été tuées et sept autres grièvement blessées par un soldat qui a ouvert le feu sur ses voisins réunis pour une veillée mortuaire au quartier Boy-Rabé, dans le nord de Bangui.
Alcool et armes à feu donnent toujours un cocktail des plus explosifs.
Après le coup d'Etat de l'actuel président François Bozizé en 2003, des mesures avaient été prises par le haut commandement militaire interdisant le port d'arme par les militaires en dehors de leurs unités respectives. Mais nombreux sont les militaires qui ne respectent pas ces textes.
Alors bon courage ...